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Articles sur la natation, lentrainement, etc...Apercu : Articles sur la technique, l entraînement, la réglementation, etc. Les séries de jambes en valent-elles la peine ? Scientific bases for precompetition tapering strategies. Pour optimiser leur performance lors dune compétition qui revêt une importance particulière, les athlètes suivent généralement un modèle daffûtage : période de plusieurs jours au cours de laquelle la charge dentraînement est réduite de façon importante. Ce rapport de recherche présente une analyse détaillée et exhaustive de la littérature scientifique présentement disponible sur ce sujet. Les auteurs proposent la définition suivante de laffûtage : « réduction progressive et non-linéaire de la charge dentraînement pendant une période de durée variable, dont lobjectif est de réduire les effets physiologiques et psychologiques négatifs de lentraînement quotidien et daméliorer la performance sportive ». Lobjectif principal de laffûtage est de réduire les effets négatifs de lentraînement intensif (ex : fatigue accumulée), et non pas tant de développer les qualités physiologiques à des niveaux supérieurs. Pendant cette période, les gains de performance sont principalement causés par une réduction marquée des effets négatifs de lentraînement et, par conséquent, les athlètes doivent avoir atteint un niveau de condition physique proche de celui visé lors de lévénement compétitif avant de débuter la période daffûtage. Les améliorations de performance occasionnées par la période daffûtage résultent en partie de modifications hormonales. Pendant cette période : 1. Le ratio testostérone/cortisol augmente, reflétant la prédominance dune activité anabolique accrue. Le volume de globules rouges et dhématocrite augmente. La concentration dhaptoglobine (une glycoprotéine responsable de combiner les molécules de fer à lhémoglobine) augmente. Lactivité de la créatine kinase (indice de stress occasionné par lentraînement) diminue. Par ailleurs, les périodes daffûtage sont souvent associées à une amélioration de la qualité du sommeil, une perception de leffort réduite, une réduction de la sensation de fatigue, une diminution des perturbations de lhumeur et une sensation de vigueur accrue. La charge dentraînement – ou stimulus dentraînement – peut être décrite comme une combinaison du volume, de lintensité et de la fréquence dentraînement. La stratégie daffûtage optimale visera donc à réduire la charge dentraînement de façon à éliminer la fatigue accumulée, tout en conservant une charge dentraînement suffisamment grande pour ne pas perdre les adaptations physiologiques et psychologiques. En effet, si une charge trop importante ne permet pas déliminer la fatigue accumulée et, par conséquent, de bénéficier complètement des effets de laffûtage, un stimulus dentraînement insuffisant peut entraîner un désentraînement plus ou moins rapide. Pendant laffûtage, une diminution de lintensité de lentraînement est associée à une réduction des adaptations physiologiques et à un déclin de la capacité de performance. Le maintien dune intensité dentraînement élevée pendant toute la durée de la période daffûtage est essentiel, peu importe le niveau de performance des athlètes. Les améliorations de performances provoquées par laffûtage sont plus importantes lorsque le volume dentraînement est réduit de 50-90 %. La plupart des études démontrent quune fréquence dentraînement réduite pendant 2-4 semaines permet daméliorer ou de maintenir les adaptations positives occasionnées par lentraînement. Cette réduction de la fréquence dentraînement doit être de lordre de 30-50 % chez des athlètes de niveau moyen et de < 20 % chez les athlètes de haut niveau et ceux évoluant dans des sports ou la technique joue un rôle primordial (ex : natation). Des effets positifs sur la performance ont été signalés pour des durées daffûtage comprises entre 4 et 35 jours. En principe, à cause de la grande variabilité des réponses individuelles à une période dentraînement réduit, la durée daffûtage devrait être individualisée. La réduction de la charge dentraînement en affûtage peut suivre un profil linéaire, exponentiel ou abrupte. Lorsque la charge est réduite de façon abrupte, la charge réduite est maintenue constante pendant toute la période daffûtage. Une seule étude expérimentale a comparé les effets des différents types daffûtages sur la performance sportive. Cette étude, réalisée auprès de triathloniens de haut niveau, laisse entendre quun affûtage de type exponentiel rapide est plus efficace quun affûtage de type abrupt ou exponentiel lent. Lobjectif principal de laffûtage est daméliorer la performance lors dune compétition majeure et la plupart des études portant sur les effets de stratégies daffûtage de type exponentiel ou linéaire ont démontré les effets positifs de ces stratégies sur la performance dans de nombreuses disciplines sportives. Ces gains de performance, de lordre de 0,5 à 6 %, ont été attribués à des niveaux accrus de force et de puissance, à des améliorations des fonctions neuromusculaires, hormonales et hématologiques et à une meilleure récupération psychologique. Sydney, a mis en évidence une amélioration moyenne de la performance de lordre de 2,2 % chez des nageurs de lélite internationale. Le pourcentage damélioration était similaire, peu importe la nationalité et le niveau de performance des nageurs. Les principales conclusions pratiques tirées de cette étude sont les suivantes : 1. Le but premier de laffûtage est de minimiser la fatigue accumulée et non de rechercher le développement de gains supplémentaires sur le plan de la condition physique. Le maintien dune intensité dentraînement élevée est indispensable pour éviter le désentraînement. Le volume dentraînement doit être réduit de lordre de 60-90 %. La fréquence dentraînement doit être réduite de lordre de 30-50 % chez les athlètes de niveau moyen et de < 20 % chez les athlètes de haut niveau. La durée de la période daffûtage doit se situer entre 4 et 28 jours et doit être individualisée. Un affûtage progressif et non-linéaire (exponentiel) semble donner de meilleurs résultats quun affûtage de type abrupt. Un affûtage réussi permet daméliorer la performance en compétition, mais ne fait pas de miracles! Reduced training intensities and loss of aerobic power, endurance, and cardiac growth. Training theory and taper: validation in triathlon athletes. Hoogenband finir en premier la course. Phelps a fait mentir tous les pronostiques. Sa coulée est en effet particulière. Selon le graphique ci dessous, nous pouvons voir très nettement les variations de de vitesses des 2 nageurs lors de la coulée au 100m. Les valeurs en m/s sont en ordonnée et les images (une tous les 20/100e de seconde) sont en abscisse. Le juge arbitre appelle les nageurs par plusieurs coups de sifflet brefs, ils se placent debout derrière les plots de départ. Le juge arbitre invite les nageurs à monter sur les plots par un roulement de sifflet. Quand ils sont placés, il signale au starter en tendant le bras quil peut donner le départ. Quand les nageurs sont immobiles, le starter donne le départ : sifflet ou pistolet. Sil y a un nouveau faux départ, la course se déroule et le nageur fautif est disqualifié à larrivée. Aujourdhui le départ est un élément essentiel de la performance en natation, dautant plus que la course est courte. Il avait déjà 040s de retard après les 15 premiers mètres. Ces exemples montrent quil est important de travailler le départ comme un élément technique. Chaque nageur possède une prédisposition pour une technique de départ qui lui est propre. Angles de départ et angle dentrée. Langle optimal de départ doit permettre au nageur daugmenter la distance aérienne. Si langle est très important, lentrée dans leau implique une coulée profonde, qui nécessite un temps important pour retourner vers la surface (cette technique était plébiscitée avant la limite des 15m de coulée). Si langle est trop faible, le nageur ne rentre pas dans leau, mais fait un plat, véritable frein à la glisse. Maglischo(1993) qui étaient jusquà aujourdhui la norme. Il est donc préférable de favoriser la poussée horizontale à la poussée verticale. Lean, (2003) se situe entre 30 et 40°. Un angle supérieur à 50° implique une coulée très profonde. La position du corps en lair. De nombreuses techniques sont employées par les nageurs pour obtenir le compromis entre langle de départ et langle dentrée. Si le corps gainé, en torpille est le plus efficace, la tentative de tirer la tête en avant, les mains écartées, les flexions des coudes ou des genoux ne font quaugmenter les forces de décélération et de résistance. La phase aérienne est le moment le plus rapide de la course du nageur avec 4 à 6 mètres par seconde. Plus la vitesse est importante, plus les forces décélératrices sont importantes. Aussi lensemble des forces frénatrices appliquées sur le nageur dans la phase aérienne doit être le plus faible possible pour ne pas sajouter à celles appliquées dans leau. Afin de profiter au maximum du potentiel de force accumulé lors de la phase aérienne, le corps du nageur doit être le plus gainé possible, et les mouvements sous leau doivent être réduits au maximum. Un faible mouvement parasite provoque de grandes forces frénatrices sur le corps du nageur, ce qui réduit sa vitesse. Les défauts les plus courants concernent les mains et les bras qui ne sont pas suffisamment serrés autour du corps, une position de la tête inadéquate, les pieds écartés, les orteils qui ne sont pas en extension. Cette phase commence par un battement ou une ondulation en crawl ou papillon. La décélération est moins importante en dauphin quen battement, en crawl comme en dos. Lintensité de londulation, (grande, petite, rapide ou lente) continue de faire débat. Il est cependant admis que les premières ondulations doivent être petites et rapides, puis lamplitude peut augmenter. Le moment de la première ondulation est également fondamental. Immédiatement après lentrée dans leau, londulation réduit considérablement la vitesse du nageur en augmentant la résistance. Il ny a pas de technique supérieure aux autres. Il est important den maîtriser plusieurs. Travailler régulièrement les départs à lentraînement améliore considérablement les performances sur les courtes distances. Langle de départ optimal est fonction des individus. Il est considéré entre 0º et 10º. En track start, le pied dappui est déterminant pour savoir quel pied placer en arrière. Un mouvement de roulis lors de la phase de propulsion provoque des forces de décélération très importantes. Le savoir nager cest pouvoir se tenir sur leau à laide de certains mouvements, cest aussi effectuer ces mouvements dune façon rationnelle et suivant certains principes. Cest avoir résolu dans chaque éventualité, qualitativement et quantitativement, le triple problème posé en permanence : du meilleur équilibre, de la meilleure respiration, de la meilleure propulsion dans lélément liquide. Savoir nager, cest harmoniser la respiration avec mouvement combiné des bras et des jambes, pour donner au corps une propulsion continue, en vue daller plus loin, puis de plus en plus vite (6ans : 50m, 6-8 ans : 100m. Les étapes de la formation du nageur exige lacquisition correcte dun processus moteur, intimement lié à laspect respiratoire. Les déplacements réalisés à laide des membres supérieurs constituent une difficulté dont la résolution est le plus sûr garant de la maîtrise de leau. Savoir nager est une autonomie dans leau qui se traduit en terme de pouvoir. Savoir nager cest créer différentes formes de déséquilibre et gérer leurs enchaînements pour propulser son corps à moindre coût et différemment en utilisant tout lespace (au-dessus, au fond de leau, etc. Se propulser longtemps et loin, plus vite sur une distance variée et avec un déplacement varié. Cest à partir de léquilibre statique, volontaire, quon réalise de manière autonome une suite de mobilisation segmentaire visant à déplacer le corps dans le milieu aquatique, avec la capacité de terminer ce déplacement en équilibre stable (pas couler quoi ! Nager est une tâche complexe, où il faut séquilibrer, sorganiser par rapport aux réponses de leau, assurer les échanges respiratoires, prendre des informations pour se diriger, se déplacer, donc se propulser. Savoir nager cest appréhender le risque de saventurer dans le milieu aquatique appréhendé dans son volume avec le souci dune autonomie complète sans reprise dappuis avec le monde solide. Accéder à une autonomie se traduit par des compétences diverses, à savoir : entrer dans leau, rester à la surface avec une dépense dénergie minimale, simmerger et se déplacer rapidement, se déplacer longtemps et durer. A chacun ensuite de trouver les moyens, et les techniques, en fonction des objectifs (compétition , sauvetage, loisirs…) quil a pour ses débutants, quils soient enfants ou adultes. A plat ventre, tête émergée, le nageur lance en avant le bras droit étendu dans toute sa longueur, puis il ramène les bras vers les hanches, chassant vigoureusement leau avec la plante des pieds, avant dexécuter le même mouvement avec le bras gauche. Cette nage ressemble à la coupe mais sexécute sur le côté. Le bras inférieur est tendu en avant pour mieux couper leau. Le bras supérieur aide à limpulsion des jambes en se portant à chaque fois avec force le long du corps et davant en arrière. La marinière est très rapide et peut être soutenue assez longtemps mais le nageur ne voit pas devant lui. Lun travaille davantage en poussant et lautre en traction (retour sous-marin). Le corps est incliné (tête hors de leau) et les jambes passent dune gestuelle de grenouille à un ciseau qui coince leau entre elles. Cest une variante de la nage précédente avec un retour aérien du bras qui est devant (moins de résistances). Combinaison de la brasse avec le retour alternatif des deux bras (style coup de poing). Le nageur prend appui sur tout lavant bras pour tirer le corps à lui. Les mouvements de bras ne sont accompagnés que dun faible mouvement des jambes ressemblant à une ondulation corps à loblique. Le corps est moins incliné que pour les nages précédentes mais les contraintes respiratoires quil crée font quil nest utilisable que sur de courte distance. Trudgeon mais le rôle des jambes est plus important. Elles accompagnent lun des mouvements de bras. Trudgeon et qui combine le travail des jambes et des bras et donc qui est moins fatigante. Cest lévolution suivante, qui élimine le ciseau et le remplace par un battement, très fléchi au début partant du genou mais qui se transforme pour partir de la hanche. France, pourtant de tendances hygiénistes ne tardent à faire apparaître des manifestations ou la natation a des finalités sportives (comparaison et dépassement). Ainsi apparaît la notion de performance chiffrée, record, gain symbolique. De cette manière, les techniques se différencient selon les types dépreuves proposées. La brasse par exemple nest plus utilisée que pour les distances longues ; lover arm stroke, le trudgeon sont des techniques plus rapides et donc privilégiées pour les courses plus courtes, de vitesse. Elle fixe luniversalité des règles et des organisations de la natation. A en 1920, une multitude de fédérations voient le jour. Le sauvetage ayant sa propre fédération. Ainsi on voit apparaître des épreuves tirées de lathlétisme tel que le 100m. Cependant il ny a que très peu de précisions sur les techniques employées. Les précisions et les contraintes techniques vont apparaître surtout après la seconde guerre mondiale avec lapparition de nouvelles techniques et donc de nouvelles épreuves. Cette souplesse de règlement est maintenue afin de laisser libre cours à linnovation de nouvelles techniques de nage. Aujourdhui encore, la seule contrainte imposée est liée à limmersion qui est limitée à 15 pris à la tête après le départ et les virages. Le terme crawl (ramper) vient de nageurs australiens qui, pour améliorer le double over arm stroke ont remplacé le mouvement de jambe par un battement alternatif partant du genou. Il révolutionna cette nage et la natation en général en commençant à rythmer la respiration sur les mouvements propulsifs des bras. Transformations qui impliquent une nage beaucoup plus hydrodynamique et limite donc les résistances à lavancement. En 1991 elle sera limitée à 15 m ; pris à la tête. Une autre modification apparaît, cest lautorisation de se mettre en position ventrale au moment du virage et de toucher le mur avec nimporte quelle partie du corps (modification liée à la difficulté de juger certains nageurs lors des virages semi-culbutés pratiqués jusque là). En 1957, après la distinction avec le papillon, il y a quasi-obligation de couper la surface de leau en permanence avec une partie de la tête ( mesure prise contre lutilisation quasi exclusive de la brasse sous-marine jugée dangereuse). Un rappel est également fait sur lobligation de la symétrie et la simultanéité de la nage. En 1987, autorisation est faîte daller sous la surface à partir du moment où la tête coupe la surface à chaque cycle. A distingue les 2 styles de nage (brasse/ papillon) en interdisant le passage de lune à lautre nage au cours dune même épreuve. A officialise définitivement des épreuves distinctes et interdit le ciseau de brasse en papillon. En 1956, le papillon est officialisé comme un nouveau style de nage. En 1998, la dernière évolution implique une limite dimmersion après les départs et les virages de 15m. On dit de lui quil possède toujours un métro davance! Comment voyez-vous lévolution actuelle de la natation ? Jeux olympiques, combien avez-vous vu de véritables virtuoses en action? Très peu et même trop peu! Athènes a surtout célébré des champions de lentraînement. Je sais que ce constat peut paraître excessif, voire déplacé et même choquant. Et cela sexplique très facilement. Pour sépanouir, le nageur talentueux a besoin dun climat favorable. Or, ce climat nexiste nulle part. Un climat favorable, cela se construit dès les premiers mouvements en piscine. Dans lapprentissage des langues, de la musique ou de la danse, la période charnière se situe entre 7 et 9 ans. A cet âge-là, les enfants sont capables dutiliser au mieux leur motricité et dassimiler à toute vitesse les développements techniques. La natation néchappe pas à la règle. Or, ce domaine est complètement négligé dans lenseignement actuel, je dirais même quil est sinistré! Programmes dapprentissage de la natation) fleurissent bien un peu partout. Mais il sagit seulement de tirer profit dun gros business qui échappe dailleurs complètement aux vrais spécialistes de la natation. Les formations sont données par nimporte qui: femmes de chambres, instituteurs, etc. En conséquence de quoi, lenseignement est exécrable. Ces gens-là passent plus de temps à détruire quà construire. Australie génère tout de même beaucoup de champions ! On les retrouve en compétition alors quils sont incapables deffectuer un simple travail de rotation avec leurs mains. Cest pourtant une technique de base! Après leur carrière sportive, ils devraient pouvoir sinvestir à leur tour dans la formation au lieu dêtre contraints de se recaser au petit bonheur la chance. Quels sont les principes dun bon enseignement ? Dabord, il faut arrêter de prendre le sport pour une cour de récréation. Je connais des parents qui déboursent facilement 60 euros pour des leçons de piano, mais qui rechignent lorsquon leur demande 3 euros de lheure pour des cours de natation. Il faudrait, demblée, mettre laccent sur la qualité et non pas la quantité de lentraînement. Le cas échéant, cela signifierait de devoir parfois freiner lenthousiasme des gamins. Mais il faut faire en sorte quils éprouvent chaque fois du plaisir à lidée de plonger dans leau. Or, je sais dexpérience que beaucoup de nageurs, même parmi les champions, napprécient pas leau à sa juste valeur. Jusquà lâge de sept ans, lattention est loin dêtre une chose bien établie. On doit pouvoir contourner ce déficit. Il faut que chaque séance génère sa dose damusement. Ensuite, on peut éduquer lenfant aux quatre nages. Dans le domaine de la coordination, je trouve par exemple que la natation a énormément à apprendre de la danse. Une grosse partie du travail doit même se faire hors de leau. Ainsi, en lespace de 9 à 12 semaines et à hauteur de 36 leçons, les gestes fondamentaux seront bien en place chez lenfant. Mais tenter de les lui inculquer après lâge de dix ans, cest déjà trop tard! On ne rattrape jamais ces années perdues. Ce nest pas un contre-exemple. Cest vrai quà 15 ans, il ne nage le 400 mètres quen 520. Sadovyi a fait ses classes à lécole soviétique de natation. Il a donc reçu des bases solides entre 7 et 9 ans, avant de se diriger vers le football. Puis, six ans plus tard, il revient à la natation dans le cadre dun travail de rééducation après une sale blessure à la jambe. Sadovyi est précisément celle dun enfant qui a profité pleinement des méthodes dapprentissage que je préconise. Au point que ces méthodes restent exploitables des années plus tard! Dans un groupe dentraînement, la présence dun champion tire tout le monde vers le haut. Kowalski, vice champion olympique du 1500 mètres en 1996. Le leader offre une image de modèle qui contribue à rassurer les autres nageurs et à leur fixer des objectifs. Et les leaders entre eux ? Jeux olympiques, lémulation joue à fond! Pankratov qui venait denlever le 100 mètres papillon. Il devait rétablir la balance sous peine de perdre le leadership de léquipe! Pankratov rempile sur le 200 mètres papillon! Il sagissait véritablement dun match entre eux deux. On peut donner un tas dautres exemples. Pankratov navaient pas gagné, cela aurait eu des conséquences catastrophiques sur léquipe russe. Ses exploits vont drainer des milliers denfants vers les piscines, quil faudra encadrer de façon performante avec des gens compétents. Si ce pari-là est gagné, la relève est assurée pour 2016 ou même déjà 2012! En ce moment, on assiste à un vieillissement du plateau des concurrents mais je suis persuadé que, dans ces conditions, les champions âge-tendre, avec parmi eux beaucoup de virtuoses, auront repris le pouvoir dici une dizaine dannées. Comment peut-on faire pour attirer les enfants vers la natation ? Lidentification aux champions joue un rôle. Mais ce nest pas la seule raison. Je pense surtout quon doit proposer de belles histoires de natation. Guerre mondiale qui trouva le moyen de remonter les lignes ennemies en nageant 5 kilomètres à contre-courant tout en portant son officier à moitié mourant. Quelques années plus tard, en 1947, ce soldat établit un nouveau record du monde du 200 mètres papillon! Sans ce livre, je ne serais peut-être jamais devenu nageur. Aujourdhui encore, je me sers de cette histoire pour motiver les athlètes. Pour sinvestir dans un projet quelconque, je pense que chacun de nous a besoin de croire, de se raccrocher à quelque chose de grand. Tout le monde aime les belles histoires racontées dans les livres. Quelles limites fixez-vous aux performances en natation ? Personnellement, je ne vois aucune limite si le climat favorable auquel je fais allusion existe. Sans oublier que le nageur des grandes nations est aussi souvent tributaire de la stratégie collective décidée au plus haut niveau. Jeux olympiques ou lors de championnats du monde, cest décisif de remporter assez vite un titre afin de poser le reste du groupe sur les rails du succès, dinstaller un bon état desprit. Idem sur les relais, notamment au 4x100 m nage libre, programmé le premier jour, où il faut impérativement faire la course en tête, à la fois pour rassurer le reste des relayeurs mais aussi pour ne pas perdre à lapproche du mur jusquà une seconde en 5-6 mètres simplement parce quil faut nager contre les vagues générées par ceux qui vous précèdent. On se retrouve là en présence dun relais qui est champion du monde en titre mais qui réussira pourtant lexploit dévoluer sous la ligne de flottaison! Par une absence flagrante de stratégie. Et si une équipe ne remporte pas le moindre titre après trois jours de compétition, il devient pour ainsi dire inutile despérer encore renverser la situation. Sydney, nous avions décidé de tout faire pour gagner demblée. Thorpe simpose sur 400 mètres et que lon gagne aussi le relais 4x100. Tout le monde savait que ces victoires permettraient de placer non seulement nos nageurs sur orbite mais aussi toute la délégation australienne qui devait défendre ses couleurs devant son public. Dans ce que vous définissez comme climat favorable, vous insistez également beaucoup sur limportance de lenvironnement. Klim bat à plusieurs reprises le record du monde sur 100 mètres papillon en grand bassin. Tout le monde se pose des questions sur sa préparation. Revient-il dun stage en altitude? Pas du tout, il rentre dune quinzaine de jours au bord de la mer où il partageait son temps entre la natation et le surf! Il passait toutes ses journées dans leau, mais dans des conditions tellement idylliques quil nen ressentait aucune contrainte. Il arrive trop souvent quon sous-estime limportance de lenvironnement dans lentraînement. Alors quil représente une de ses composantes essentielles. Tout simplement parce quils rencontrent là-bas des conditions climatiques exceptionnelles qui leur permettent dévoluer quasiment toute lannée en plein air. Cest quand même plus sain de nager au soleil que dans une piscine de 25 mètres au milieu deffluves chimiques et de pollution. Souvent, ils étaient issus de familles qui avaient fait fortune dans lindustrie du nickel. Noire où ils résidaient lessentiel de lannée. Non, je pense vraiment quil est vital que les centres dentraînement se développent dans des cadres naturels. Cannet a épousé cette logique. Manaudou a choisi de venir sy entraîner lannée passée. Je préfère cela aux nombreuses piscines situées au beau milieu des villes avec leur lot de pollution et de champs électromagnétiques. Cest aussi la raison pour laquelle je moppose à tout cet appareillage électronique que lon trouve désormais autour des bassins pendant les compétitions! Ce matériel-là agit sur le système nerveux des athlètes comme autant dondes négatives. Tout cela fait partie dun ensemble qui vise in fine à développer la personnalité de lathlète. Jenvisage mon rôle comme celui dun metteur en scène qui ne cherche pas à dominer les acteurs mais qui les dirige au contraire pour quils puissent exprimer leur talent, et cela dépasse le cadre sportif. Je me suis aperçu quaujourdhui, ils occupaient presque tous des postes importants! Certains sont responsables de lutte contre le terrorisme, dautres sont actifs dans la magistrature. Bref, ils ont réussi leur vie après la natation. Cest celui qui affiche la plus importante croissance démographique. Hoogenband peuvent tous franchir 50 mètres en moins de 30 secondes de cette façon de nombreux nageurs en viennent à la conclusion quils devraient également être des virtuoses de la planche et y consacrer dinnombrables heures dentraînement. Je suis plutôt porté à penser que les attributs physiques qui leur permettent de nager plus rapidement que qui que ce soit dautre leurs permettent aussi de pousser une planche plus rapidement que qui que ce soit dautre. Je doute que les séries de jambes avec planche rehaussent la vitesse, et je me demande même, à supposer que les nageurs et leurs entraîneurs osent délaisser lentraînement avec la planche pendant une saison, sils perdraient vraiment de la vitesse ou sils ne deviendraient pas de meilleurs nageurs? Voici une expérience que vous voudrez peut-être essayer. Demandez à être filmés (sous leau) en battant des jambes avec une planche, puis en nage libre. Si vous étudiez les deux vidéos au ralenti, vous verrez quil y a très peu de ressemblance entre le battement des jambes avec une planche et ce que font vos jambes quand vous nagez. La plupart des nageurs et des entraîneurs se demandent peut-être à loccasion dans quelle mesure les jambes contribuent à la vitesse, sans oser toutefois prendre le risque de ne pas faire de séries de jambes avec une planche. Il est vrai quun nageur qui bat des jambes avec une planche crée de la propulsion, et parfois même une propulsion très rapide. Mais cela ne nous dit rien sur ce quun battement de jambes beaucoup plus puissant peut vraiment ajouter à la nage complète ni sur la dépense dénergie nécessaire à laccélération ainsi obtenue. Counsilman a mis au point une expérience visant à mesurer ce que le battement des jambes ajoutait à la propulsion. Il a mesuré la tension du câble utilisé pour vérifier si elle était plus grande, identique ou moins élevée lorsque le nageur battait des jambes ou se laissait glisser. Le battement des jambes ne diminuait la tension du câble (c. Cependant, à toutes les vitesses supérieures à 5 pieds/seconde (1 minute 8 secondes le 100 mètres), le battement des jambes ne contribuait aucunement à la vitesse et, dans certains cas, produisait même une résistance accrue! Imaginez une traction avant et une traction arrière sur le même véhicule. Si les roues avant tournent à 30 mi/h, mais que les roues arrière tournent à 20 mi/h, la vitesse totale du véhicule ne sera pas de 50 mi/h, mais se situera plutôt à moins de 30 mi/h puisque les roues arrière créent une résistance. Le même phénomène se produit lorsquun nageur dont le mouvement des bras est raisonnablement efficace utilise un battement des jambes moins efficace. Le battement des jambes consomme de lénergie et crée de la résistance. Plus deffort, moins de vitesse. La dépense dénergie liée au battement des jambes a aussi été mesurée. Plusieurs études des 30 dernières années ont évalué la consommation doxygène des nageurs de compétition avec battement des bras seulement, battement des jambes seulement ou mouvement complet. Chaque étude a démontré quun battement des jambes vigoureux augmentait considérablement la dépense dénergie requise pour se déplacer à une vitesse donnée. Dans une de ces études, un battement de jambes dune vitesse approximative de 60 secondes le 50 verges, soit une vitesse plutôt modérée pour un nageur de compétition, exigeait quatre fois plus doxygène que le battement des bras à la même vitesse.
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